Discours d’inauguration du Village des initiatives FSE 2012

Les temps forts

Retrouvez les interventions de Jean-François Carenco (Préfet de région Rhône-Alpes), de Cyril Kretzschmar (Conseiller régional délégué à la nouvelle économie, aux nouveaux emplois, à l’artisanat et à l’économie sociale et solidaire en Rhône-Alpes),  d’Andriana Sukova-Tosheva (Directrice Économie sociale de marché dans les États membres I : FSE, DG Emploi, Affaires Sociales et Inclusion, Commission européenne) et de Bertrand Martinot (Délégué général à l’emploi et formation professionnelle, ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social) prononcées lors du discours inaugural du Village des initiatives FSE 2012.

Inauguration : « La notoriété du FSE
est encore insuffisante »

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Bertrand Martinot lors de son discours d’inauguration. Crédit photo : Jean-Baptiste Avril

 

 

Bertrand Martinot est Délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. La DGEFP est autorité de gestion du Fonds Social Européen sur le territoire Français.

Pouvez-vous définir le FSE ?

Le Fonds Social Européen fait partie des Fonds structurels Européens. Chaque année, ce sont près de 650 à 700 millions d’euros qui sont débloqués. Il permet de financer les projets et les actions en matière d’emploi, de formation professionnelle et d’insertion sociale. Il y a plusieurs axes de priorité comme l’anticipation et l’accompagnement des mutations économiques, l’accompagnement vers leur retour à l’emploi. Les priorités du FSE sont de permettre l’inclusion sociale en passant par l’emploi et en évitant l’assistanat.

Qui peut bénéficier du FSE ?

Toutes personnes morales, entreprises, associations, organismes de formation, collectivités publiques qui veulent porter des projets relatifs à l’emploi, à la formation professionnelle et à l’insertion sociale. Par exemple, il peut s’agir de Pôle emploi, d’une association d’insertion, le plus souvent de PME. L’idée est que les projets portés doivent rester collectifs.

Quels sont les exemples de projets réalisés avec l’appui du FSE ?

Vous avez des entreprises d’insertion qui ont développé des projets spécifiques avec le soutien du FSE, Pôle emploi cofinance un certain nombre d’actions d’accompagnement avec le FSE. C’est aussi le cas de nombreuses associations qui proposent des formations professionnelles. Des politiques publiques en faveur de l’insertion professionnelle et la formation des travailleurs handicapés font appel au FSE.

Quels sont les projets à venir pour 2014 et 2020 ?

Les problématiques seront toujours les mêmes. C’est-à-dire principalement le retour à l’emploi pour les personnes qui en sont privées et l’inclusion sociale. Les axes seront les même puisqu’ils sont directement liés à la crise.

Quelle est la notoriété du FSE ?

Sa notoriété est encore insuffisante. Et pour que cela change, l’autorité de gestion doit mettre en œuvre des actions de communication autour du FSE, comme par exemple cette manifestation. Tous les projets soutenus par le FSE doivent l’indiquer sur tous leurs documents administratifs, c’est peut-être d’ailleurs cette communication là qui nous permet d’avoir le plus de visibilité. Mais nous devons le reconnaitre, pour près de 700 millions d’euros par an, la notoriété du FSE n’est pas à la hauteur du financement.

 

Alison Pelotier et Marie Leynaud.